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  • Soin

    Réinventer le soin de la personne et l’attention à ses proches

    Lire la suite Source : www.mnd.espace-ethique.org Intervention tirée de l’Université d’été Éthique, Alzheimer et maladies neurodégénératives 2017, organisée à Lyon les 11 et 12 septembre, par l’Espace éthique/Maladies neurodégénératives et l’Espace éthique/Île-de-France ...

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    dimanche, 19 novembre 2017
  • handicap

    Vieillissement et handicap

    La vieillesse est très souvent représentée comme un handicap. Après avoir exploré cette représentation, les auteurs s’arrêteront sur les situations où apparaît une source de dépendance spécifique : la démence. Dans un premier temps sera alors développée la reconnaissance de ce handicap par la famille, puis par les institutions sanitaires et sociales. Dans un second temps seront repris les principa ...

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    lundi, 23 octobre 2017
  • b2ap3_thumbnail_soin.jpg

    Éléments pour une pratique du soin relationnel en accueil de jour gériatrique

    En positionnant le patient comme un sujet acteur et en mobilisant son potentiel, les professionnels en gériatrie soutiennent le processus d’individuation du patient. Ainsi le soin au quotidien peut-il aider celui-ci à prendre conscience de soi et à se projeter dans un devenir. Le soin est ici à considérer, par le biais du geste infirmier, comme une présence attentive et lucide qui confère au lieu ...

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    lundi, 25 septembre 2017
  • conjugalité

    Conjugalité et maladie d’Alzheimer

    Qu'est-ce qui se joue de particulier lorsqu’une maladie neurodégénérative type Alzheimer est diagnostiquée à la personne qui nous est le plus proche : notre conjoint ou partenaire de vie ? Certaines des observations et des remarques développées dans cet article se retrouvent également lorsque la personne qui est diagnostiquée est un parent ou un ami de longue date, mais il y a des enjeux spécifiqu ...

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    mercredi, 06 septembre 2017
  • Groupe de formation

    Le syndrome de l'aidant épuisé

    Les aidants de personnes atteintes de maladies telles que la maladie d’Alzheimer s’épuisent. La pratique de groupe de formation de soutien a permis de mettre en lumière plusieurs points communs avec ce que D. W. Winnicott a nommé la préoccupation maternelle primaire. Les échanges avec des aidants montre un état de sidération que le groupe de formation peut contenir et accompagner. Pourtant d’autre ...

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    vendredi, 25 août 2017
  • Psychanalyse du sujet vieillissant

    Auprès de jeunes adultes, voire d’enfants, souffrant de conflits névrotiques, les psychanalystes sont habitués à rechercher l’origine des troubles névrotiques dans la réactivation d’un conflit précédent. La découverte et la compréhension du passé leur permettent d’éclairer la conflictualité d’aujourd’hui à partir de l’analyse du transfert ; ils proposent une compréhension selon une perspective gé ...

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    samedi, 20 août 2016
  • Repos

    Les structures d’hébergement à long terme pour personnes présentant une démence : un monde de silence, mais aussi un monde d’inactivité !

    Il a été montré que l’engagement dans des activités quotidiennes a un effet bénéfique sur la qualité de vie des personnes présentant une démence et vivant dans une structure d’hébergement à long terme. De même, la réalisation d’activités quotidiennes même légères, et donc une réduction de la sédentarité, peut avoir un effet positif sur l’état physique de ces personnes. Et pourtant, les structures ...

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    dimanche, 14 août 2016
  • © http://www.generationscroisees.org

    La réminiscence, ou l’art du souvenir

    La réminiscence, ou l’art de se souvenir, fait partie des prises en charge non médicamenteuses de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées. La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative évolutive touchant principalement la mémoire et abîmant, au fur et à mesure, la création de souvenirs récents jusqu’à la conservation des souvenirs anciens. Dans cette perspective, les ateliers ...

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    lundi, 20 juin 2016
  • alzheimer-Lee-Newman

    Ce que nous enseignent les malades d’Alzheimer sur notre vie psychique

    La fréquentation des malades d’Alzheimer, avec l’observation de leurs défaillances, conduit à une réflexion générale sur des questions telles que :- Quel est le rapport entre la pensée et le cerveau?- Quelle représentation concevoir de l’existence, mais aussi de l’articulation de différents registres psychiques, qu’il y a lieu de caractériser pour comprendre les phénomènes cliniques observés?- Que ...

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    mardi, 26 avril 2016
  • mots2

    Conséquences de l’âgisme sur les attitudes de soin

    L’âgisme (c’est-à-dire l’ensemble de nos stéréotypes négatifs concernant les personnes âgées) a de nombreuses conséquences négatives tant pour le patient âgé lui-même qu’au sein de la relation entre le patient et le personnel soignant. Nous aborderons dans le cadre de cet article quelques éléments de littérature illustrant les conséquences de l’âgisme sur les attitudes de soins.Lire la suite http: ...

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    vendredi, 18 mars 2016
  • eros-thanatos

    Actualité de la théorie narcissique de la vieillesse

    Lorsqu’au siècle dernier Claude Balier a publié l’article historique intitulé : « Pour une théorie narcissique de la vieillesse », cette dernière restait encore largement une question personnelle, pour ne pas dire privée. Aujourd’hui où le vieillissement intéresse toutes les structures de nos sociétés occidentales, le narcissisme continue d’en occuper sans conteste le premier plan. ...

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    jeudi, 28 janvier 2016
  • care

    Le sens du soin en gériatrie

    Tout le monde a le droit de bénéficier des meilleurs soins d’accompagnement possibles jusqu’au bout. C’est pourquoi il est temps de revaloriser (autant l’image dans le grand public que sur un plan financier) tous les métiers qui garantissent ce care en gériatrie et qui l’assurent tous les jours dans des conditions souvent extrêmement difficiles. Ce sont tous ces soignants qui assurent l’humanité d ...

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    lundi, 11 janvier 2016
  • Atelier Carte Blanche ®

    Une approche thérapeutique relationnelle : Le dispositif groupal Atelier Carte Blanche

    Le  dispositif  Atelier  Carte  Blanche® s'inscrit  dans  une  approche  thérapeutique  non médicamenteuse.  Il  propose  une  médiation  groupale  à  partir  de  cartes  à  jouer  (10  cartes thématiques  et  7  cartes  émotions  dont  une  carte  b ...

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    lundi, 28 décembre 2015
  • Une proposition innovante d’hébergement pour personnes âgées présentant une « démence » : Vivre à la ferme ?

    Il existe un large consensus sur le fait que l’organisation et le fonctionnement actuels de la majorité des structures d’hébergement à long terme pour personnes âgées, en particulier celles qui accueillent des personnes présentant une « démence », ne favorisent pas leur bien-être (physique, psychologique, et social) et leur qualité de vie. Il y a donc un grand besoin de structures d’hébergement in ...

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    mardi, 08 décembre 2015
  • ehpad

    L’entrée en EHPAD : Focus sur l’instant T …

    Entrer en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD)... Quitter   son   voisinage,   ses habitudes,  sa  maison,  son  fauteuil  à  côté  de la fenêtre donnant sur le verger, sur ce beau cerisier   qui   a   abrité   tant   de   repas   en ...

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    mercredi, 25 novembre 2015
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Alzheimer et empathie

par le dans Maladie d'Alzheimer
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empathie-miniLa personne âgée souffrant d'une pathologie cognitive telle que la maladie d’Alzheimer, oscille sur le fil de sa vie. Si de longues périodes de son existence semblent s’être effacées de sa mémoire – souvent les plus récentes -, certaines, a contrario, restent ancrées : ce sont bien souvent les périodes les plus marquantes de sa vie, les plus chargées émotionnellement. Celles qui restent éclairées par la lumière du coeur. Ainsi, coincée dans un présent qui ne fabrique plus de passé et incapable de se projeter dans l’avenir, elle voit ses souvenirs d’autrefois, si vivants à sa mémoire, reprendre vie.

La temporalité de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est bien différente de celle du monde dans lequel nous vivons, ce qui peut constituer un frein à la communication, si nous ne faisons pas un effort d’empathie et de compréhension. Comprendre la maladie, c’est avant tout la connaître : par la formation, l’information, mais également par l’échange pluridisciplinaire, notamment lors de temps de réflexion au sujet de ces âgés dont le comportement étonne, questionne, voire dérange. Il est d’ailleurs intéressant de se demander qui est troublé, lorsque nous parlons de « troubles du comportement » : le résident/patient ou le soignant ? Qui trouble qui ? Où est le normal ? Où est le pathologique ?

Ce que nous appelons communément « troubles du comportement », n’est rien d’autre qu’une expression d’un mal-être, d’un inconfort, d’une souffrance morale, ou d’une douleur.

Lorsqu’on ne trouve plus les mots, lorsqu’on ne peut plus se déplacer comme on le souhaite, lorsqu’on ne sait plus où on est, lorsque le jour se confond avec la nuit, et le passé avec le présent, lorsqu’on a tout perdu et qu’on se sent soi-même perdu, n’est-il pas normal de se sentir anxieux ? Désorienté ? Malheureux ?

Comment l’exprimer alors ?

empathiePar des paroles « insensées » – et pourtant, derrière les mots et sur ce visage désolé, nous comprenons le désarroi.

Par des cris et de l’agressivité – et pourtant, dans la violence exprimée nous voyons la violence du désespoir ressenti.

Par le repli et l’apathie – et pourtant au-delà du silence, nous sentons l’angoisse du néant et de la mort qui vient.

L’accompagnement de ces hommes et femmes atteints de pathologies cognitives nécessite, en plus de connaissances théoriques et techniques, une capacité d’empathie, un intérêt pour son prochain, une volonté sincère de l’accompagner - au sens étymologique du terme : marcher avec lui dans la même direction, partager un moment de vie.

Une communication « réussie » est basée sur une écoute empathique de l’autre (sa parole, sa présence, son corps), et sur une adaptation de sa propre façon d’être et de communiquer. Il s'agit de se mettre au diapason, pour mieux accueillir les angoisses, et tenter de mettre ensemble des mots sur les maux, de donner du sens à l'« insensé ».

Comprendre, essayer de comprendre l’autre, c’est déjà communiquer, avec sincérité et authenticité. C’est la moitié du chemin de parcouru, car bien souvent, une attitude attentive et empathique envers la personnes « désorientée » désamorce la crise, apaise la colère et l’incompréhension, soulage la douleur morale, de la même façon qu’un « autre » qui nous dit « Je te comprends » lorsque nous sommes tristes, allège notre cœur et nous rassure, car nous nous sentons compris et moins seuls à porter notre souffrance.

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Psychologue clinicienne exerçant en EHPAD depuis 2006, Judith Martin-Delvincourt est la créatrice du forum Psygero, en septembre 2008, et du site internet Psygero.fr, mis en ligne en avril 2014.

  • astrid
    astrid lundi, 21 avril 2014

    Bonsoir Melody,
    sujet intéressant que l'empathie mais plus difficile qu'il n'y parait.
    L'empathie est un positionnement particulier qui n'est pas évident à atteindre même pour une psychologue comme moi qui travaille depuis plusieurs années en EHPAD. On croit vite qu'on est dans l'empathie alors qu'avec le recul, je me rendais compte qu'avec certains résidants je pouvais être par moments dans la sympathie, le copinage, le maternage, la pitié ou la projection.
    Je l'observe aussi chez mes collègues soignants, qui connaissent bien d'ailleurs la définition de l'empathie; "se mettre à la place de la personne" mais qui eux-mêmes ont des difficultés avec ce positionnement. Tu sais c'est comme la notion de " bonne distance" qu'on apprend à la fac. Un jour j'ai voulu faire une formation à mes collègues aides soignantes, j'avais l'impression quand je parlais de bonne distance que je disais un gros mot. "Mais quand même Astrid, ce sont des êtres humains, on crée des liens avec eux", je n'ai jamais dit le contraire mais je me suis rendu compte que mes collègues prenaient cela pour de la froideur, en fait, qu'il ne fallait créer aucun lien avec les résidants!
    Je ne sais plus quel psychologue a parlé de "juste proximité". Maintenant c'est le terme que j'utilise.
    Enfin en tout cas tu m'as donné l'idée de refaire une formation sur le relationnel avec les équipes.
    Astrid

  • Judith Martin-Delvincourt
    Judith Martin-Delvincourt lundi, 21 avril 2014

    Bonsoir Astrid,

    je suis d'accord avec toi, ce n'est pas simple de trouver ce positionnement, de mettre le curseur au bon niveau : ni trop dans le pathos, ni trop dans la distance. Jérôme Pellissier parle de cette "juste proximité" ; d'ailleurs il a écrit un chapitre très intéressant dans "Ces troubles qui nous troublent", où il dit :

    Entre risque de projection et risque d'identification, la juste voie de l'empathie est étroite.

    La difficulté c'est qu'il faut travailler sur nos propres expériences émotionnelles, mais sans les projeter sur l'autre... Exercice d'équilibriste, où les résonances peuvent nous faire basculer à tout moment !
    Je pense que l'empathie c'est quelque chose qui se travaille. Il faut bien se connaître, et bien connaître l'autre pour distinguer ce qui nous appartient, de ce qui lui appartient.
    Et puis ce qui me semble aussi important, c'est de toujours se questionner sur l'impact émotionnel qu'une rencontre avec une personne peut induire : l'attrait, la répulsion, la pitié, l'envie de materner, de réparer, l'agacement, la sympathie, etc... Pour prendre soin de l'autre, et l'accompagner "au mieux", je crois qu'on ne peut pas faire l'impasse sur la remise en question de soi, de sa pratique.
    On ne peut pas dire qu'on sait être dans l'empathie, que c'est une technique acquise. On tâtonne, on se réajuste, on est en constante évolution, et finalement, c'est le propre de l'humain ! :)

    Melody

  • dot
    dot dimanche, 27 avril 2014

    Très bel article !!!

    Merci

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Invité mardi, 20 février 2018

Mots-clés

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